Laurent Gérard, un vrai coup de coeur

Ce weekend, je suis allé voir Laurent Gérard. A ne confondez surtour pas avec Laurent Gerra et ses imitations un peu vieillottes !

Tout d’abord, j’ai lu un article sur sortiraparis.com, dans leur guide des spectacles de l’été ou le site web ventait les prouesses du comédien. Tout d’abord sceptique à l’idée de le voir en one man show, je n’ai pas regretté mon déplacement.

Pour une première scène seul, Laurent Gérard prend des risques ! Dès le premier tableau, Laurent Gérard se montre sous un angle très… « sexuel », d’après ses propres mots. Son culot en choquera peut-être certains, mais en fera mourir de rire d’autres.

Sa belle gueule et son corps sculpté, il les expose, et en fait une scène insolite, poussée à l’excès, finissant en micro string, ce qui ne peut ravir que ses dames ou les hommes chassant le même gibier que ces dernières.

Au total 5 sketchs, le comédien s’attaque à sa famille versaillaise, à sa grand mère cynique, son coiffeur un brin fofolle et à Laurent Gerra qui devrait bientôt devenir son homonyme et non l’inverse, vu sa fulgurante ascension. Un spectacle frais, pastichant son propre milieu social et sexuel (bien qui laisse un fond de doute sur ses choix sexuels).

Sexe, politique, classe sociale et immigration… Il n’a pas peur des mots, et s’adresse à un public conscient qu’il a en face de lui un farceur, qui a compris que la meilleure façon de critiquer, c’est d’exacerber les situations des plus grotesques et aberrantes. Et une surprise à la fin avec son costume… mais je ne vous en dit pas plus… ce serait vous oter la surprise, l’hilarité et l’absurde de la scène.

Spectacle à voir ! C’est un plaisir d’une petite heure qui n’a pas le temps de nous ennuyer, au contraire. On découvre un comédien doué, juste, et même, touchant et en plus réellement sympathique !

un petit avant gout ici:

Laurent Gérard, comme le prénom.. à la Comédie des Boulevards
Du mercredi au samedi à 21H30.
Tarif : 22€ ; tarif réduit : 15€.

L’Anthracite, le resto-bar-cabaret qui fait parler de lui

 J’ai découvert le restos-bars l’Anthracite. Comment, n’ai-je pas pu y aller plus tôt.

Café l’après-midi, resto le soir, cabaret la nuit ! L’Anthracite a réussi un tour de force dans cette petite rue qui mène à Beaubourg, celui de pouvoir plaire à tout le monde.

Avec sa terrasse agréable, un peu éloignée du bruit du bd Sébastopol. Dans une déco néo-baroque à dominance anthracite et jaune citron, on peut y aller pour manger, déguster des cocktails originaux (« Laque rouge », « Embrasse-moi »…) et découvrir une scène indé-rock très bobo ou encore rétro sexy. La programmation se veut variée et créative.

La carte du restaurant est un peu élevée mais son originalité et son raffinement en valent le détour.

Le weekend, le resto se veut plus clubbing avec de l’electro et un DJ qui sait jongler avec ses platines. Le gérant du resto est d’ailleurs connu dans le monde de la nuit parisienne pour être un des plus gros créateurs de soirées et autant le dire, il sait s’y prendre pour créer une ambiance glam’rock et hype a souhait !

Jessica Biel pour Revlon

Elégance et glamour, pour la dernière campagne Hypnotized de Revlon, signée Darren Aronofsky en collaboration avec l’agence DDCD Partners. Le réalisateur américain, auteur de l’excellent Pi, de Requiem for a Dream et de Black Swan, a fait appel à Jessica Biel et Pharell Williams pour incarner ce film en noir et blanc très luxe. Destiné à promouvoir le mascara Grow Luscious Plumping Revlon, la scène se déroule dans un palace. L’actrice retouche ces cils et provoque à chacun de ses geste des convulsions chez le chanteur qui arpente le couloir en fredonnant « You got me girl. »

Un spot de 60 secondes, esthétique, sensuel, un peu trop lisse quand on connait le travail de  Darren Aronofsky. Lui qui nous a habitué à des univers improbables et interlopes (les maths dans Pi, le catch dans The Wrestsler…), nous ferait presque oublier sa capacité à dénouer toutes les complexités de la nature humaine. Seul le jeu de miroir nous rappelle le côté subversif du réalisateur.

Vogue Italie présente ses rondes…

Vogue Italie s’y met aussi et présente un numéro « exceptionnel » avec un photoshoot de jeunes femmes rondes…Mais pourquoi ce sont toujours des numéros spéciaux? Ces jeunes filles deviennent de pures produits marketing. Au final, elles ne servent cas faciliter les ventes d’un magazine de mode tout en se la jouant pro-éthique alors que si cela n’est ‘qu’exceptionnel’, c’est qu’elles sont encore perçues comme des étrangères dans ce milieu ou la maigreur ne cesse de créer des polémiques entre les consommateurs et les professionnels.

J’ai toujours trouvé que les shootings des « plus size » manquaient cruellement d’originalité. Celui-là, est dans un premier temps ultra-vulgaire et dans un deuxième temps, il ressemble étrangement aux clichés de Monroe… Certes, cette icône serait aujourd’hui considérée comme une mannequin grande taille…Mais je pensais que les photographes avaient un peu plus d’imagination que de toujours recopier Marilyn, des que l’on met en scène un top qui dépasse la taille 38.

Corto, oh mon beau marin!

Je redoutais le moment d’aller voir cette expo de peur qu’elle soit comme Monet, à savoir, un regroupement impressionnant de personnes au m2 et donc un lieu ou va pour y aller parce que au fond on y voit strictement rien ! Oui mais voilà, Corto Maltese était mon plus grand fantasme masculin adolescente. L’homme viril dans toute sa splendeur, le marin ténébreux, l’homme à femme, à la fois courageux, franc, droit et juste.

Je n’ai donc pu échappé à mon envie, et me voici, par un beau dimanche (en plus !) aller à la pinacothèque…et la, stupeur ! Il n’y a personne. Pas de queue de 10 km, pas besoin de réservation comme le clame chaque affiche.

Je pénètre alors dans l’antre d’Hugo Pratt, la boule au ventre, en espérant au fond, croiser plus vrai que nature, Corto. Mais a peine arrivée dans la première pièce. On frémit à la lecture de la note d’introduction de Marc Restellini, directeur de la Pinacothèque :

« Comme la photographie, la bande dessinée interroge. Elle renvoie à ce vieux débat sur les arts majeurs et les arts mineurs. Un créateur de bandes dessinées est-il un artiste? La vraie question est d’ailleurs peut-être de savoir s’il a le même statut qu’un peintre ou qu’un sculpteur alors même qu’il s’est rendu célèbre par une forme d’art de type industriel ou tout au moins «grand public». » Une interrogation en forme de pirouette – suivie quelques lignes plus loin de l’assertion que le créateur de Corto Maltese jouit bien d’un statut d’artiste « inaliénable ».

La pinacothèque aurait donc peur des revendications de certains pseudos intellectuels indés ? Elle nous montre que la BD n’est pas encore perçue comme un art en désirant se justifier de la sorte. L’expo évolue en fonction des thématiques chères à Hugo Pratt et à Corto qui fut son œuvre majeure.

On découvre ainsi plus de 150 aquarelles aux lignes exceptionnelles, représentant le désert, les îles et l’océan ,les militaires, les villes, les femmes (avec la célèbre Bouche dorée), et enfin les Indiens . Au sous-sol de la Pinacothèque, on trouve l’album La Ballade de la mer salée, publié en 1967. Etalées sur plusieurs rangs, ces 163 planches en noir et blanc font tourner la tête. Elles opressent mais fascinent.

Seule déception de cette exposition: Le fait qu’on ne puisse repartir avec une imitation de l’une de ces aquarelles… Les posters et goodies proposés ne sont pas franchement originaux.

Exposition « Le Voyage imaginaire d’Hugo Pratt »
A la Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine, 75 008 Paris.
Tél.: 01 42 68 02 01.
Tarifs: de 8 à 10 €.
Tous les jours (sauf jours fériés) de 10h30 à 18h30.

Le Makassar, entre luxe et décontraction

Je trouve que les bars des hôtels sont souvent sous-estimés ! C’est peut être mon esprit hype néo-bourgeois bcbg à la gossip girl mais j’adore trainer dans ce genre de lieux.

Dernièrement, j’en ai découvert un, le Makassar !

Vous voulez un bon Mojito ? Alors entrez dans ce bar lounge de l’hôtel Mariott  Renaissance, avenue Wagram dans le 17eme. La ligne Renaissance est la ligne contemporaine du groupe d’hotel de luxe Mariott. Ce lieu n’est pas encore très connu, pourtant il est vraiment extra! Le cadre est sublime, les banquettes extrêmement confortables et l’on peut se dorloter autour de leurs doux coussins. L’architecture intérieure vous offre différents espaces aux couleurs chaleureuses, un lieu de détente et de relaxation aux accents indonésiens. Un bon point également pour la terrasse, isolée de toute agitation, elle est un véritable refuge qui surplombe les jardins suspendus de l’hôtel.

Je n’ai pas goûté leur cuisine, mais la carte présente une sélection de plats indonésiens et français. Le service est impeccable et l’assortiment d’amuses bouches délicieusement raffinées.

Petite information: le Makassar va mettre en place son Afterwork pour des soirées So Chic’ and Glam.

 

Vuitton prend des prépubère SM pour la campagne hiver 2012.. à la limite de la décence.

Autour d’une campagne sexuelle, un brin SM, Marc Jacobs a opté pour des models frais et juvéniles. Est-ce pour rafraichir l’idée stricte du défilé, de la sexualité violente qu’émane Louis Vuitton pour hiver 2012?

Cette campagne shootée par Steven Meisel met en scène Zuzanna Bijoch (16 ans), Daphne Groeneveld (15 ans)ainsi que Nyasha Matonhodze (16 ans).Pour moi c’est la que ça coince…La mode se dit actuellement plus ethique, préfère les rondeurs aux filles ultra-maigres et a mis en place un syndicat pour que les mannequins très jeunes soient mieux surveiller et qu’elles ne commencent pas à travailler avant leur 16 ans. Le choix de ces tops devraient apporter une dimension plus désirables aux créations Vuitton mais comment voulez vous qu’une femme ayant plus du double de leur âge (seule créature à l’exception de Paris Hilton pouvant s’offrir se genre de toilette) puisse s’identifier à ces demoiselles semblant plus déguisées que réellement habillées.

Le seul point fort de cette campagne est le choix de de Fei Fei Sun et de Nyasha Matonhodze, qui ont le mérite d’offrir à Louis Vuitton un visage plus cosmopolite que d’ordinaire. Avec ses origines, Fei fei permet d’ailleurs d’ouvrir la campagne sur les marchés émergents asiatiques, férus de Vuiton.

Reste à voir la publicité où Angélina Jolie pretera son image au célèbre malletier, succédant à Madonna ou encore Jennifer Lopez. Angélina Jolie aurait négocié son image pour environs 10 millions de $.  Cette campagne la s’adressera d’avantage à  la cible Vuitton, la campagne 2012 quand a elle sera un simple fantasme tant auprès des jeunes femmes et ados qui ne peuvent s’offrir ses toilettes qu’aux personnes agées qui ne peuvent ressembler à ses jeunes filles en passant par Vuitton qui accepte de se planter complétement.

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